Matthieu 18, 21-35

30 minutes de lecture

Quand l'utiliser : 13 septembre 2026

À quelle fréquence faut-il pardonner ?

Temps ordinaire (19e dimanche du temps ordinaire)

Outils de culte

Plan du culte

Autres passages bibliques 

Exode 14, 19-31 ; Psaume 114 ; Romains 14, 1-12 

Prélude 

Bienvenue 

Une manière simple de mettre en œuvre l’initiative missionnaire « Inviter les gens à venir au Christ » consiste à réserver un accueil particulier aux visiteurs et à les inviter à rejoindre votre communauté de fidèles. Il est utile de leur présenter le pasteur et les autres responsables locaux, afin qu’ils sachent vers qui se tourner pour obtenir des informations ou des réponses à leurs questions. 

Appel à la prière : Matthieu 18, 21-35 

Le passage biblique sur lequel nous nous concentrons aujourd’hui traite de la miséricorde et du pardon. Faire preuve de miséricorde est une expression de notre vie de disciple. Dieu a été le premier à nous donner l’exemple de la miséricorde en pardonnant nos péchés. Le cantique « Dieu a pardonné mon péché au nom de Jésus » nous rappelle ce don et la réponse que nous devons y apporter. 

Hymne au pardon 

« Dieu a pardonné mon péché au nom de Jésus »CCS627 

Encouragez les participants à chanter dans d'autres langues que la leur. 

Invocation 

Dieu miséricordieux et aimant, nous nous réunissons pour ce culte, reconnaissants du don généreux de ta grâce et de ta miséricorde. Nous prions pour que nos cœurs et nos esprits soient ouverts à ta présence parmi nous. Amen. 

Réponse 

Lecture biblique : Psaume 114 

Nous vous recommandons de lirela version de la Bibleintitulée « TheMessage». 

Confession 

Nous avouons que nous avons été comme la mer et le Jourdain. 

Dans le silence qui s'ensuit, réfléchissez à ces questions : 

  • Quand t'es-tu détourné de Dieu ? 
  • À quel moment Dieu s'est-il montré miséricordieux envers vous ? 

Silence 

C'est le moment de méditer sur les Écritures et de réfléchir aux questions. 

Hymne de confession 

« Kyrie Eleison »CCS184 

OU « Adoucis mon cœur » à chanter deux fois, CCS187 

Moment de réflexion 

La miséricorde se caractérise par la gentillesse, la compassion et le pardon. Donnez quelques exemples de situations où l’on répond à une offense par le pardon : par exemple, un chiot vous mordille, mais vous restez gentil et prudent et ne le frappez pas ; un ami se moque des cheveux de quelqu’un, s’excuse ensuite, et l’enfant lui pardonne ; un frère ou une sœur vous fait trébucher par accident, mais vous ne criez pas et ne le frappez pas en réaction. Expliquez qu’il s’agit là de choix faits pour agir avec miséricorde. Pouvons-nous citer des situations blessantes ou préjudiciables qui nous sont arrivées et expliquer comment nous avons pu répondre à cette blessure par la gentillesse ? 

Il est également important de savoir que la miséricorde ne signifie pas que l'offense est ignorée. Certaines paroles blessantes doivent être abordées ouvertement, afin qu'elles ne se reproduisent pas. Il est possible de régler les choses avec l'autre personne avec gentillesse et compassion, tout en indiquant clairement que ce comportement blessant n'est pas acceptable. C'est cela, la miséricorde. 

Demandez au groupe de prêter l'oreille aux exemples de miséricorde évoqués dans le sermon. Invitez-les à partager ce qu'ils ont retenu après le sermon. 

Sermon 

D'après Matthieu 18, 15-20 

Réflexion et retour d'expérience 

Invitez les participants à partager des exemples de miséricorde qu'ils ont retenus du sermon, ainsi que d'autres réflexions qu'ils ont tirées de ce message sur la miséricorde. 

La réponse généreuse des disciples 

Déclaration 

Lisez le texte de « As Saints of Old », CCS 620 

Bénédiction et collecte des dîmes destinées à la mission locale et mondiale 

Prière pour la paix 

Allumez la bougie de la paix 

Minute de silence 

Prière 

Notre Seigneur et ami miséricordieux, 

Nous te cherchons dans le silence, car tu parles à nos cœurs. 

Nous venons à vous, dans votre monde magnifique, car nous avons tant à apprendre. 

Nous te cherchons à travers tous les peuples, car nous avons besoin de découvrir les voies de la paix. 

Nous te recherchons dans notre travail, car tu nous appelles à servir. 

Acceptez nos louanges pour votre bienveillance. 

Bénis nos plus beaux désirs et nos aspirations à la paix, alors que nous sommes guidés pour découvrir tes voies. 

Nous prions dans l'esprit du Prince de la paix. Amen. 

—Darlene Caswell 

Hymne 

« Si, par Ta grâce, je choisis d’être »CCS587 

OU « Qu’est-ce que le Seigneur attend de toi ? »CCS580 

Vous pouvez envisager de former trois groupes, chacun se voyant attribuer une phrase de la chanson. Demandez à chaque groupe de chanter sa phrase séparément ; ensuite, réunissez les trois groupes et chantez la chanson au moins deux fois. 

Envoi 

 Ô Seigneur, notre Dieu, aie pitié de nous et guéris-nous selon la foi que nous avons en Christ.  

—Alma 10:99, adapté. 

Puissions-nous trouver la force, la bienveillance et Le courage d'agir miséricorde. 

Postlude 

Espace sacré : plan pour un culte en petit groupe

Rassemblement

Bienvenue

Le Temps ordinaire s'étend de la Pentecôte à l'Avent. Cette période du calendrier chrétien ne comporte ni fête majeure ni jour saint. Pendant le Temps ordinaire, nous nous concentrons sur notre vie de disciples, tant à titre individuel qu'en tant que communauté de foi.

Prière pour la paix

Faites sonner une cloche ou un carillon trois fois, lentement.

Allumez la bougie de la paix.

Ô Dieu d'amour, dans le silence de ce lieu saint, nous percevons la paix que tu destines à toute la création. Nos pensées s'élèvent tandis que nos âmes trouvent le repos. L'espoir qui habite nos cœurs se renouvelle grâce à la richesse de cette communion.

Que la paix règne sur Terre.

Écoute notre prière pour la paix parmi les nations de ce monde. Que ta paix descende sur toutes les factions en conflit qui ont oublié que ton amour s’adresse à tous. Touche le cœur des décideurs et des détenteurs du pouvoir avec humilité et compassion. Ravive la lumière de ta paix là où la pauvreté et les préjugés éteignent si souvent l’espoir.

Que la paix règne sur Terre.

Avec toute la douceur que nous apprenons à cultiver, nous soutenons ceux qui vous sont chers : ceux dont la maladie obscurcit l’esprit ou affaiblit le corps, ceux qui sont en deuil, ceux qui traversent des relations brisées ou des situations difficiles. Nous les soutenons tous.

Que la paix règne sur Terre.

Ô Dieu, ne nous laisse pas nous contenter d’élever nos prières. Alors que nous t’invoquons, donne-nous aussi le courage d’élever nos voix, nos mains et nos ressources au service de ta mission de paix.

Que la paix règne sur Terre, et qu'elle commence par moi.

Amen.

—Claudia Schooler

Pratique spirituelle

L'écoute sacrée

Lisez ce qui suit au groupe :

Le principe fondamental sur lequel nous nous concentrons aujourd’hui est « Tous sont appelés ». Nous croyons que chacun possède des dons uniques et que la communauté nous offre l’occasion de partager ces dons. En pratiquant l’« écoute sacrée », nous pouvons mieux découvrir les dons que chacun apporte à la communauté, la manière dont chacun se sent appelé à servir, et comment nous pouvons nous soutenir mutuellement dans notre vie de disciple et notre ministère.

Lisez ce qui suit au groupe :

Demandez à la personne à côté de vous de se joindre à vous pour discuter. Trouvez un endroit où vous vous sentez à l’aise et asseyez-vous face à face. À tour de rôle, vous partagerez ce que vous considérez comme votre don et la manière dont vous vous sentez appelé(e) à le partager avec les autres. Cela peut être n’importe quoi : l’amitié, la musique, la compassion, la lecture à voix haute, le rire ou le rangement. Chacun disposera de trois minutes pour s’exprimer. Pendant ce temps, l’auditeur écoutera et acquiescera, mais ne fera aucun commentaire. À la fin des trois minutes, l’auditeur pourra répondre par cette seule phrase : « J’ai remarqué que… ». Ensuite, changez de rôle et répétez l’exercice.

Lisez ce qui suit à l'ensemble du groupe : Avant de commencer cet exercice, répétez cette prière avec moi : « Aide-moi à être pleinement présent(e) pour cette personne. »

Vous pouvez commencer votre conversation.

Lancez le chronomètre. Au bout de trois minutes, demandez aux auditeurs de répondre en une phrase, puis invitez-les à changer de place.

Relancez le chronomètre.

Une fois que chacun aura pris la parole, invitez le groupe à partager ses réflexions sur cette pratique spirituelle.

Partager autour de la table

Matthieu 18, 21-35 NRSVue 

Alors Pierre s’approcha et lui dit : « Seigneur, si mon frère ou ma sœur pèche contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Pas sept fois, mais, je te le dis, soixante-dix-sept fois. »

« C’est pourquoi le royaume des cieux peut être comparé à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Lorsqu’il commença à faire les comptes, on lui amena un homme qui lui devait dix mille talents ; comme celui-ci ne pouvait pas payer, le maître ordonna qu’on le vende, ainsi que sa femme, ses enfants et tous ses biens, afin de rembourser la dette. Alors le serviteur se jeta à genoux devant lui en disant : “Aie patience avec moi, et je te rembourserai tout.” Et, pris de pitié pour lui, le maître de ce serviteur le relâcha et lui pardonna sa dette. Mais ce même serviteur, en sortant, rencontra l’un de ses compagnons qui lui devait cent deniers ; il le saisit à la gorge et lui dit : “Rends-moi ce que tu me dois.” Alors son compagnon tomba à terre et le supplia : « Aie patience avec moi, et je te rembourserai. » Mais il refusa ; puis il alla le jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait payé sa dette. Lorsque ses compagnons virent ce qui s’était passé, ils furent profondément affligés, et ils allèrent rapporter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors son maître le fit venir et lui dit : « Esclave méchant ! Je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. N’aurais-tu pas dû avoir pitié de ton compagnon d’esclavage, comme j’ai eu pitié de toi ? » Et, dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il ait payé toute sa dette. C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera tous, si vous ne pardonnez pas de tout votre cœur à votre frère ou à votre sœur. »

— Matthieu 18, 21-35 (NRSVue) 

Dans l’Évangile selon Matthieu, la réconciliation est un thème récurrent. Pour l’auteur, l’un des principaux objectifs du Christ est le shalom — l’intégrité —, qui englobe l’intégrité de la communauté. Comment réintégrer ceux qui ont été écartés de la communauté, quelle qu’en soit la raison ? Lorsque Pierre demande combien de fois il doit pardonner à ses frères dans le Christ, Jésus répond par un chiffre exagéré : soixante-dix-sept fois. Le shalom nous invite à faire de la place pour que celui qui a fauté puisse revenir. Le pardon devient alors le processus que traversent la ou les victimes et la communauté, dans l’espoir d’une relation restaurée et d’un shalom renouvelé. Le shalom nous appelle également à pratiquer le pardon afin que notre propre plénitude puisse être restaurée.

Jésus enchaîne alors avec un enseignement à l’intention de ses disciples, en recourant à une parabole sur le royaume des cieux. Il utilisait souvent ce genre de paraboles pour montrer en quoi la vision que Dieu a du monde diffère de la réalité actuelle. Dans cette histoire, Jésus utilise le pardon d’une dette comme métaphore du péché. Un roi a un esclave qui lui doit une somme d’argent faramineuse, et le roi s’apprête à vendre l’esclave et sa famille. Mais lorsque l’esclave implore sa clémence, le roi lui pardonne sa dette. Ce même esclave rencontre ensuite un autre esclave qui lui doit une somme bien moindre — bien qu’elle reste importante. Le deuxième esclave implore la miséricorde tout comme l’avait fait le premier, mais cette fois, sa supplique est rejetée et le débiteur est jeté en prison. Lorsque le roi apprend cela, il est furieux ; il réprimande l’esclave qui a été pardonné pour ne pas avoir fait preuve de la même miséricorde que celle dont il a bénéficié, et le livre à la torture.

Le principe fondamental de la Communauté du Christ, « Grâce et générosité », nous invite à répondre à la grâce que Dieu nous accorde gratuitement en la transmettant à notre tour aux autres. Nous transmettons ce que nous avons appris de Dieu et de l’exemple de Jésus en mettant ces enseignements en pratique. L’appel du Christ au shalom nous invite sans cesse à revenir au sein de la communauté, et nous sommes, à notre tour, appelés à faire preuve d’indulgence envers les erreurs des autres — en pardonnant soixante-dix-sept fois — car Dieu nous appelle à être un peuple de grâce.

Les lecteurs pourraient se demander si cette parabole laisse entendre que, si nous ne pardonnons pas comme Dieu nous pardonne, Dieu nous privera de sa grâce et nous punira. Cela signifie-t-il que les chrétiens doivent pardonner à tout le monde, quelle que soit la gravité du tort subi, même en l’absence de repentir ou de changement ? Cette interprétation ne correspond pas à notre compréhension de la nature de Dieu ni de sa grâce. Il est plus probable que la parabole utilise une imagerie exagérée pour bousculer l’auditoire et lui faire voir le pardon sous un nouveau jour. Ce passage ne devrait jamais être utilisé comme une arme pour faire pression sur quelqu’un afin qu’il pardonne avant d’être prêt, ni pour exiger le pardon de torts monstrueux commis à son encontre. Le pardon est souvent un long processus qui nécessite une guérison. La réconciliation, si elle est souhaitée, doit également être réciproque. Des limites saines constituent souvent un élément essentiel de la réconciliation et de l’intégrité de la communauté pour toutes les personnes concernées.

Questions

  1. Matthieu met l'accent sur la réintégration au sein de la communauté. Vous est-il déjà arrivé de vous sentir éloigné ou exclu d'un groupe ? Y a-t-il eu quelqu'un qui vous a aidé à vous réintégrer ? Si ce n'est pas le cas, qu'aurait pu signifier pour vous ce geste de réintégration ?
  2. Le pardon et la réconciliation ne sont pas toujours synonymes. Comment le fait de pardonner — même lorsque la réconciliation n’est pas possible ou ne présente pas de danger — peut-il contribuer au shalom et à l’épanouissement personnel ? 
  3. Le pardon peut guérir même lorsque la faute n’est pas reconnue. Vous est-il déjà arrivé de pardonner à quelqu’un qui ne savait pas qu’il vous avait fait du mal — ou d’apprendre plus tard que quelqu’un vous avait pardonné sans que vous vous rendiez compte que vous lui aviez fait du tort ? Comment cette faute tacite, et le pardon qui en a découlé, ont-ils influencé votre relation ou votre propre guérison ?

Envoi

Déclaration de générosité

Les disciples fidèles répondent à une prise de conscience croissante de la générosité abondante de Dieu en partageant selon les désirs de leur cœur, et non par obligation ou contrainte.

—Doctrine et Alliances 163:9

La corbeille des offrandes est à votre disposition si vous souhaitez soutenir les activités des petits groupes dans le cadre de votre généreuse contribution.

Cette prière d’offrande est adaptée de *La réponse généreuse d’un disciple* :

Dieu de notre cheminement de disciples, alors que nous évoluons dans un monde marqué par l’endettement et le consumérisme, aide-nous à épargner avec sagesse, à dépenser de manière responsable et à donner généreusement. Puissions-nous ainsi préparer l’avenir et bâtir un lendemain meilleur pour nos familles, nos amis, la mission du Christ et le monde. Amen.

Invitation à la prochaine réunion

Hymne de clôture

CCS77, « Rassemblez vos enfants »

Prière de clôture

Ajouts facultatifs en fonction du groupe

  • Communion
  • Réflexions pour les enfants

Sacrement de la Cène du Seigneur

Écriture de la communion

Choisissez un passage biblique à lire parmi les suivants : 1 Corinthiens 11, 23-26 ; Matthieu 26, 17-30 ; Marc 14, 12-26 ; Luc 22, 7-39.

Invitation à la communion

Tous sont les bienvenus à la table du Christ. La Cène du Seigneur, ou communion, est un sacrement au cours duquel nous commémorons la vie, la mort, la résurrection et la présence permanente de Jésus-Christ. Au sein de la Communauté du Christ, nous considérons également la communion comme une occasion de renouveler notre alliance baptismale et de nous former en tant que disciples qui vivent la mission du Christ. D’autres peuvent avoir des interprétations différentes ou complémentaires au sein de leurs traditions religieuses. Nous invitons tous ceux qui participent au Repas du Seigneur à le faire dans l’amour et la paix de Jésus-Christ.

Nous participons à la Communion comme une expression de bénédiction, de guérison, de paix et de communauté. En guise de préparation, chantons un chant tiré du recueil« Community of Christ Sings» (choisissez-en un) :

  • 515, « C’est dans ces moments-là que nous nous souvenons »
  • 516, « Se réunir autour du vin et du pain »
  • 521, « Partageons le pain ensemble »
  • 525, « La table est petite »
  • 528, « Mange ce pain »

Bénissez et distribuez le pain et le vin.

Réflexions pour les enfants

« Remplir le panier Shalom »

Passage biblique :Matthieu 18, 21-35 (le pardon et le rétablissement de la communauté)

Matériel : un petit panier ou bol vide, plusieurs pierres lisses ou pièces de puzzle sur lesquelles sont inscrits des mots simples (par exemple :gentillesse, pardon, aide, réessayer, ami, grâce, pardonner). 

Invitez les enfants à se rassembler autour de vous.

Dis :

Bonjour, je suis tellement contente de vous voir ! Aujourd’hui, Jésus nous enseigne quelque chose d’important sur le pardon et sur la manière dont il nous aide à vivre ensemble en paix. Je voudrais vous montrer quelque chose. »

Tenez le panier vide.

Ce panier s'appelle notre «panier Shalom ».« Shalom » est un mot fort qui signifie la paix, la plénitude et le fait que tout s'accorde comme Dieu le souhaite. Parfois, il arrive des choses qui font que notre shalom nous semble… un peu vide.

Montrez le panier vide.

Il arrive parfois qu'on nous exclue. Il arrive parfois que quelqu'un dise quelque chose qui nous blesse. Ou alors, il arrive parfoisqu'onblesse quelqu'un sans le vouloir. Ça t'est déjà arrivé ?

Demandez aux enfants de citer à haute voix des exemples de situations où quelqu’un se fait mal ou est mis à l’écart (privilégiez des exemples simples : « partager ses jouets », « quelqu’un a dit quelque chose de méchant », « quelqu’un n’a pas écouté », etc.).

« Jésus raconte une histoire sur le pardon : il nous explique comment Dieu nous accorde un pardon immense, et nous invite à partager ce pardon avec les autres. Le pardon ne signifie pas toujours que tout revient immédiatement comme avant. Mais ilnous aide àretrouver la paix dans notre cœur. »

Disposez les pierres ou les pièces du puzzle devant les enfants.

J'ai ces « pierres Shalom » très spéciales. Chacune d'entre elles porte un mot qui contribue à ramener la paix dans le monde.

Invitez les enfants, un par un, à prendre un caillou et à le mettre dans le panier.

Au moment où ils déposent leur pierre, dites tous ensemble à voix haute :« Cela contribue à apporter le shalom. »

Exemples :

  • La bienveillance— « La bienveillance contribue à apporter le shalom. »
  • Désolé…« Dire “désolé” contribue à apporter le shalom. »
  • Pardonner— « Le pardon contribue à apporter le shalom. »
  • Réessayer— « Réessayer contribue à apporter le shalom. »
  • Aide— « S’entraider apporte le shalom. »
  • Un ami— « Être un ami, c’est apporter le shalom. »

Au fur et à mesure que le panier se remplit, montrez comment il redevient « entier ».

Regardez comme notre « panier Shalom » se remplit ! C’est ça, le pouvoir du pardon : il aide à combler les blessures en nous et dans nos relations d’amitié. Le pardon ne signifie pas toujours que l’on redevient tout de suite les meilleurs amis du monde. 

Parfois, nous avons besoin de temps. Parfois, nous devons fixer des limites. Mais le pardon aide notre cœur à rester doux et ouvert, afin que le shalom puisse s'épanouir.

Tenez le panier dans lequel se trouvent désormais toutes les pierres.

« Faisons une petite prière :
« Dieu, merci de nous aimer et de nous pardonner. Aide-nous à faire preuve de pardon, de bienveillance et de shalom envers les autres cette semaine. Amen. »

Découvrez notre « Panier Shalom ». Chaque fois que vous pardonnez, que vous présentez vos excuses ou que vous aidez quelqu’un, vous apportez un peu plus de shalom dans le monde !

Aides à la prédication

À la découverte des Écritures

Le passage d’aujourd’hui, tiré de l’Évangile selon Matthieu, explique un autre enseignement de Jésus sur les relations au sein de la communauté. Dans les versets précédents (vv. 15–20), un processus précis est décrit pour les cas où un membre de la communauté pèche contre un autre. À partir du verset 21, Pierre demande alors combien de fois il doit pardonner à un membre de l’Église qui pèche contre lui. Une tradition rabbinique dit trois fois. Pierre proposait généreusement sept fois. La réponse de Jésus, qui fait référence au nombre sacré sept, implique que le pardon est incalculable. Il n’y a pas de compte à tenir. Le pardon est illimité.

La parabole du serviteur impitoyable qui suit (vv. 23–35) regorge d’hyperboles (exagérations). Elle vise à choquer l’auditeur. Par exemple, les 10 000 talents dus par l’esclave représentent une somme impossible à rembourser ; un seul talent correspondait à de nombreuses années de salaire pour un esclave. Il était tout simplement impossible que ce serviteur puisse un jour rembourser cette dette. Sa promesse de le faire est absurde. La volonté du roi d’écouter la supplique du serviteur puis de lui pardonner la totalité de sa dette est incroyable. Qui ferait preuve d’une telle miséricorde ?

L’histoire se poursuit ensuite : l’esclave qui a été pardonné se retrouve face à un autre esclave qui lui doit de l’argent (une somme bien plus raisonnable, 100 deniers, un denier équivalant au salaire d’une journée). Le serviteur exige le paiement de son compagnon d’esclavage, qui implore lui aussi sa miséricorde et un délai supplémentaire pour rembourser sa dette. Le serviteur impitoyable refuse et fait jeter l’esclave en prison. Lorsque le roi est informé de cet acte, il condamne le premier serviteur et ordonne qu’on le torture jusqu’à ce que la dette soit payée. Le roi dit : « N’aurais-tu pas dû faire preuve de miséricorde envers ton compagnon d’esclavage, comme j’ai eu pitié de toi ? » (v. 33).

En racontant cette parabole, Jésus explique l’importance de la miséricorde et du pardon. Nous faisons constamment l’expérience de la miséricorde de Dieu et ne pourrons jamais rembourser cette dette. Dieu ne demande d’ailleurs pas à être remboursé. C’est une question de grâce. En tant que corps du Christ, nous sommes appelés à faire preuve de miséricorde les uns envers les autres. Notre capacité à nous pardonner mutuellement doit s’inspirer du pardon divin.

Ce pardon diffère de la recherche de la justice. On pourrait penser que le pardon de Dieu repose sur la justice ; mais dans cette parabole, il trouve son fondement dans la miséricorde de Dieu. Le pardon est une libération, et non un déni de l’offense. Il ne signifie pas nécessairement oublier.

Quel est le prix d’un cœur impitoyable et sans pitié ? Un ancien prisonnier de guerre demanda à un autre : « As-tu déjà pardonné à tes ravisseurs ? » Le second répondit : « Je ne le ferai jamais ! » Le premier répliqua : « Alors, ils te tiennent toujours prisonnier, n’est-ce pas ? »

Idées centrales

  1. Si vous tenez les comptes, c'est que vous n'êtes pas indulgent.
  2. Le pardon de Dieu est sans limites.
  3. À l'image du modèle divin, le Corps du Christ doit faire preuve de miséricorde les uns envers les autres en tant que communauté sacrée, en s'attelant à la difficile tâche du pardon.
  4. Le peuple de Dieu est miséricordieux.

Questions à l'intervenant

  1. À quel personnage de la parabole vous identifiez-vous ? Pourquoi ?
  2. Nous savons que nous devrions pardonner. Pourquoi est-ce si difficile ?
  3. Le pardon de Dieu est-il conditionnel ?
  4. Quelle a été votre expérience en matière de miséricorde et de pardon ?
  5. Comment ceux qui bénéficient de la miséricorde de Dieu peuvent-ils la transmettre à leur tour à ceux qui leur doivent quelque chose ?
  6. En quoi le « Notre Père » pourrait-il illustrer le passage d'aujourd'hui ?
  7. Qu'est-ce que le pardon sincère (véritable) ?

Cours

Cours pour adultes

Passage biblique à méditer

Matthieu 18, 21-35 

Thème de la leçon

Jésus enseigne le pardon à travers une parabole. 

Objectifs 

Les apprenants vont… 

  • explorer le contexte du récit de Matthieu. 
  • tirer de cette histoire des principes relatifs au pardon. 
  • appliquer ces principes à la vie d'aujourd'hui. 

Fournitures 

  • La Bible  
  • La Communauté du Christ chante(CCS

Notes à l'intention de l'enseignant

Pour préparer cette leçon, lisez la section « Explorer les Écritures » consacrée à Matthieu 18, 21-35 dans*Sermon & Class Helps*, Année A : Nouveau Testament (avec un accent particulier sur l’Évangile selon Matthieu),p. 104, disponible auprès de Herald House. 

Rassembler

Lisez ou chantez ensemble « Pardonne nos péchés comme nous pardonnons » (CCS215). Que nous apprennent ces paroles sur le pardon ? 

S'engager

Les auditeurs de Matthieu connaissaient bien la dette et le risque permanent de perdre leurs terres, leur emploi, leur famille et leur statut social. L’opinion des autres à leur sujet constituait un aspect important de leur vie. Toute dette (péché) n’était pas abordée sous l’angle de la culpabilité, mais sous celui de la nécessité d’être réintégré au sein de la communauté. La notion de « rendre la pareille » leur aurait semblé inédite. 

Lisez ensemble Matthieu 18, 21-35. Partagez en petits groupes vos réflexions sur ces questions. 

  • Pardonner 77 fois à quelqu’un et rembourser une dette de 10 000 talents étaient des exigences extravagantes et exagérées. Matthieu utilise l’hyperbole pour faire passer un message. Quel message souhaite-t-il faire passer ? Pensez-vous que vous ressemblez davantage au maître qui a pardonné à son serviteur ou au serviteur qui n’a pas voulu pardonner à son compagnon ? Expliquez votre réponse. 
  • Si tu étais Pierre, comment réagirais-tu à la réponse de Jésus ?  
  • En quoi le pardon apporte-t-il la liberté à celui qui a commis l'offense ? Et à celui qui en a été victime ? 

Répondre

Matthieu laisse entendre que Dieu pourrait revenir sur sa décision concernant le pardon dans certaines circonstances.  

  • Que nous enseigne Matthieu sur le pardon ?  
  • En quoi cela correspond-il à votre conception de la nature de Dieu ? 

Le fait de pardonner à plusieurs reprises le même péché signifie que la communauté doit rester vigilante. Elle ne peut fermer les yeux sur les abus, la dépendance ou la violence. Doctrine et Alliances 164:6a-b nous rappelle que :  

a. Comme le révèle le Christ, Dieu, le Créateur de toutes choses, se soucie avant tout des comportements et des relations qui valorisent la dignité et les talents de chaque personne et qui protègent les plus vulnérables. Ces relations doivent être fondées sur les principes de l’amour à l’image du Christ, du respect mutuel, de la responsabilité, de la justice, de l’alliance et de la fidélité, contre lesquels aucune loi ne peut s’opposer.  

b. Si l’Église parvient à mieux comprendre et à appliquer de manière cohérente ces principes, les questions qui se posent concernant une sexualité humaine responsable, les identités de genre, les rôles et les relations ; le mariage ; ainsi que d’autres enjeux pourront être résolues conformément aux desseins divins de Dieu. Soyez assurés que rien dans ces principes ne tolère les relations égoïstes, irresponsables, promiscues, dégradantes ou abusives. 

En petits groupes ou tous ensemble, discutez des questions suivantes. 

  • Quelle est la responsabilité de la communauté lorsqu'une personne est victime d'abus de la part d'autrui ? 
  • Pourquoi le pardon est-il si important pour la santé physique, émotionnelle et spirituelle des individus et des communautés ? 
  • Comment la communauté peut-elle s'efforcer de pardonner à l'auteur du délit ? Y a-t-il une limite à cela ? 

Envoyer

La Communauté du Christ défend neuf principes fondamentaux qui constituent des éléments essentiels de notre identité et de notre mission. 

  • Grâce et générosité 
  • Le caractère sacré de la Création 
  • Révélation continue 
  • La valeur de chaque personne 
  • Tous sont appelés 
  • Des choix responsables 
  • En quête de la paix (Shalom) 
  • L'unité dans la diversité 
  • Les bienfaits de la communauté 

Lesquels de ces principes durables se reflètent-ils dans les bienfaits que l’on retire du pardon et de la réconciliation ? Expliquez. 

Bénis

Demandez à chaque élève de prononcer une prière en une seule phrase (sans citer de noms) pour une personne à qui il a pardonné ou qu’il doit pardonner. 

Cours pour les jeunes

Passage biblique à méditer

Matthieu 18, 21-35

Thème de la leçon

Nous devons pardonner aux autres comme Dieu nous pardonne.

Objectifs

Les apprenants vont…

  • partager des exemples de pardon.
  • Discutez de ce que cette parabole nous enseigne sur le pardon de Dieu et sur la manière dont nous devons pardonner aux autres.
  • Découvrez les principes intemporels que sont la grâce et la générosité

Fournitures

  • La Bible
  • « Community of Christ Sings » (CCS)
  • Facultatif : trois bols, un pot de poivre noir moulu et du liquide vaisselle
  • Du papier et des crayons de couleur ou des feutres

Note à l'intention de l'enseignant

Pour préparer cette leçon, lisez la section « Explorer les Écritures » consacrée à Matthieu 18, 21-35 dans *Sermon & Class Helps*, Année A : Nouveau Testament, p. 104, disponible auprès de Herald House.

Rassembler

Réunissez les élèves et demandez-leur de décrire les étapes à suivre pour résoudre un problème de manière pacifique.

Les versets précédents de l'Évangile selon Matthieu (18, 15-20) nous invitent à suivre les étapes suivantes :

  1. Allez voir seul(e) la personne qui vous a fait du tort et exposez-lui le problème.
  2. Si cette personne refuse de vous écouter, invitez deux ou trois autres personnes à vous écouter et à servir de témoins pendant que vous exposez le problème.
  3. Si cette personne refuse toujours de vous écouter, faites part de votre problème à l'Église.

Si les élèves ont utilisé l'une de ces étapes pour résoudre des problèmes, invitez-les à parler de leur expérience.

Chantez « Dieu a pardonné mon péché au nom de Jésus » ( CCS 627).

Posez les questions suivantes :

  • Que signifie « pardonner » à quelqu'un ? Avez-vous déjà pardonné à quelqu'un ? Qu'avez-vous ressenti ?
  • Que signifie « être pardonné » ? Vous est-il déjà arrivé d'être pardonné pour quelque chose que vous avez fait ou dit ? Qu'avez-vous ressenti ?

S'engager

Le passage biblique d'aujourd'hui est une parabole sur le pardon. Demandez aux élèves de lire à tour de rôle Matthieu 18, 21-35.

Expliquez que cette parabole regorge d’hyperboles (exagérations) qui peuvent paraître choquantes ou déraisonnables aux yeux du lecteur. Demandez aux élèves de citer des exemples d’hyperboles (pardonner 77 fois ; 10 000 talents, ce qui représente plusieurs années de salaire ; des termes forts, tels que « serviteur méchant » ; être torturé pour ne pas avoir remboursé une dette).

Demandez: « Pourquoi pensez-vous que cette parabole recourt à des exagérations ? Que nous révèlent ces exemples sur le pardon de Dieu ? » (Il est sans limites.)

Activité facultative autour de l'histoire :

Racontez l'histoire tirée de Matthieu 18, 21-35 à l'aide de la démonstration concrète suivante. Remarque : entraînez-vous à réaliser cette activité avant de la présenter à la classe.

  • Il vous faudra trois bols remplis d'eau, un petit récipient contenant du poivre et une petite bouteille de liquide vaisselle.
  • Placez les bols d'eau à la vue de tous.
  • Saupoudrez un peu de poivre à la surface de l’eau dans le premier bol tout en racontant l’histoire du serviteur qui devait beaucoup d’argent. Dites que le poivre représente tout l’argent qu’il devait. Lorsque vous racontez que le roi a effacé la dette, versez une goutte de liquide vaisselle au centre du bol. (Le poivre va se précipiter vers les bords du bol.) Expliquez que le serviteur ne devait désormais plus rien. Le roi a choisi de mettre la dette de côté et de la pardonner. La dette n’était plus ce qui comptait le plus dans leur relation.
  • Saupoudrez du poivre au centre du deuxième bol pour symboliser la dette que le deuxième serviteur a envers le premier. Racontez comment le serviteur a exigé le paiement de l’autre homme, même si celui-ci ne lui devait qu’une petite somme. Le serviteur le plus pauvre ne pouvait pas payer, et le serviteur ingrat l’a puni au lieu de lui pardonner sa dette, car il aimait l’argent plus que les gens. (Ne versez pas de savon liquide dans ce bol.) Si nous ne faisons pas preuve de pardon, nous laissons la dette prendre le dessus sur la relation.
  • Saupoudrez du poivre dans le troisième bol. Le poivre symbolise les actes qui font du mal aux autres et à Dieu. Tout comme le roi, Dieu est prêt à nous pardonner, quoi que nous fassions et quel que soit le nombre de fois où nous avons besoin d'être pardonnés.
  • Mais il arrive parfois que d’autres personnes nous fassent du mal. (Donnez des exemples.) Si nous ne leur pardonnons pas, notre cœur reste attaché à ces blessures et se remplit de colère, ce qui nous fait encore plus de mal à l’intérieur. Dieu veut que nous pardonnions aux autres, tout comme Il nous pardonne. Versez une goutte de liquide vaisselle au centre du bol. Lorsque nous pardonnons, cela chasse les ténèbres, et notre cœur peut alors se remplir de paix.

Répondre

L’un des principes fondamentaux de la Communauté du Christ est celui de la grâce et de la générosité. Le pardon de Dieu, ou sa grâce, est sans limite… quoi qu’il arrive ! Dieu fait preuve d’une générosité qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer lorsqu’il nous pardonne, et il souhaite que nous fassions preuve de générosité à notre tour en pardonnant aux autres.

Lisez ensemble et apprenez par cœur la phrase suivante :

La grâce de Dieu, révélée en Jésus-Christ, est généreuse et inconditionnelle.

Remettez à chaque élève une demi-feuille de papier et mettez à leur disposition des crayons de couleur ou des feutres. Demandez-leur d'écrire la phrase ci-dessus et de la décorer ou d'illustrer ce qu'elle signifie pour eux.

Envoyer

Invitez les élèves à relever le défi suivant :
Puisque Dieu est généreux, je pardonnerai généreusement à __________________________.

Bénis

Terminez en lisant ou en chantant « As God Is Joy » ( CCS 366).

Cours pour enfants

Passage biblique à méditer

Matthieu 18, 21-35 

Thème de la leçon

Nous devons pardonner aux autres comme Dieu nous pardonne.  

Objectifs 

Les apprenants vont… 

  • partager des exemples de pardon. 
  • Discutez de ce que cette parabole nous enseigne sur le pardon de Dieu et sur la manière dont nous devons pardonner aux autres. 
  • Découvrez les principes intemporels que sont la grâce et la générosité. 

Fournitures 

  • La Bible ou «Lectionary Story Bible », année A, par Ralph Milton, illustrée par Margaret Kyle (Wood Lake Publishing, 2007, ISBN 9781551455471) 
  • La Communauté du Christ chante(CCS
  • Facultatif : trois bols, un pot de poivre noir moulu et du liquide vaisselle 
  • Cure-dents ou récipient contenant plusieurs petits objets 

Note à l'intention de l'enseignant

Pour préparer cette leçon, lisez la section « Explorer les Écritures » consacrée à Matthieu 18, 21-35 dans*Sermon & Class Helps*, Année A : Nouveau Testament, p. 104, disponible auprès de Herald House. 

Rassembler

Commencez par chanter « Dieu a pardonné mon péché au nom de Jésus » (CCS627). 

Posez les questions suivantes aux enfants : 

  • Que signifie « pardonner » à quelqu'un ? Avez-vous déjà pardonné à quelqu'un ? Qu'avez-vous ressenti ? 
  • Que signifie « être pardonné » ? Vous est-il déjà arrivé d'être pardonné pour quelque chose que vous avez fait ou dit ? Qu'avez-vous ressenti ? 

S'engager

Demandez :« Quelqu’un peut-il me dire ce qu’est une parabole ? » (une histoire qui sert à enseigner une leçon

Dites :« Le récit biblique d’aujourd’hui est une parabole sur le pardon. » 

Avec des enfants plus âgés, lisez Matthieu 18:21-35. Expliquez que cette parabole regorge d’hyperboles (exagérations) qui peuvent paraître choquantes ou déraisonnables au lecteur. Demandez aux enfants de citer des exemples d’hyperboles (pardonner 77 fois ; 10 000 talents, ce qui représente plusieurs années de salaire ; des termes forts, tels que « serviteur méchant » ; être torturé pour ne pas avoir payé une dette). 

Demandez :« Pourquoi pensez-vous que cette parabole recourt à des exagérations ? Que nous révèlent ces exemples sur le pardon de Dieu ? » (Il est sans limites.) 

Avec les plus jeunes, lisez « Over and Over and Over and Over » tiré de*Lectionary Story Bible*, année A, p. 205. Posez les questions suivantes : 

  • Combien de fois a-t-on demandé à Susanna d'aider son petit frère ? (encore et encore et encore…
  • En quoi cela illustre-t-il le pardon de Dieu ? (Dieu nous pardonne encore et encore et encore…
  • Est-ce que quelqu'un vous a pardonné encore et encore et encore ? Expliquez-nous ce que vous avez ressenti. 
  • Combien de fois sommes-nous censés pardonner aux autres ? (encore et encore et encore…

Activité facultative autour de l'histoire : 

Racontez l'histoire tirée de Matthieu 18, 21-35 à l'aide de la démonstration concrète suivante.Remarque :entraînez-vous à réaliser cette activité avant de la présenter à la classe. 

  • Il vous faudra trois bols remplis d'eau, un petit récipient contenant du poivre et une petite bouteille de liquide vaisselle. 
  • Placez les bols d'eau sur la table, à la vue de tous. 
  • Saupoudrez un peu de poivre à la surface de l’eau dans le premier bol tout en racontant l’histoire du serviteur qui devait beaucoup d’argent. Expliquez que le poivre représente tout l’argent qu’il devait. Lorsque vous racontez que le roi a effacé la dette, versez une goutte de liquide vaisselle au centre du bol. (Le poivre va se précipiter vers les bords du bol.) Expliquez que le serviteur ne devait désormais plus rien. Le roi a choisi de mettre la dette de côté et de la pardonner. La dette n’était plus ce qui comptait le plus dans leur relation. 
  • Saupoudrez du poivre dans le troisième bol. Le poivre symbolise les actes qui font du mal aux autres et à Dieu. Tout comme le roi, Dieu est prêt à nous pardonner, quoi que nous fassions et quel que soit le nombre de fois où nous avons besoin d'être pardonnés. 
  • Mais il arrive parfois que d’autres personnes nous fassent du mal. (Donnez des exemples.) Si nous ne leur pardonnons pas, notre cœur reste attaché à ces blessures et se remplit de colère, ce qui nous fait encore plus de mal à l’intérieur. Dieu veut que nous pardonnions aux autres, tout comme Il nous pardonne. Versez une goutte de liquide vaisselle au centre du bol. Lorsque nous pardonnons, cela chasse les ténèbres, et notre cœur peut alors se remplir de paix. 

Répondre

L’un des principes fondamentaux de la Communauté du Christ est celui de la grâce et de la générosité. La grâce, c’est d’être pardonné même lorsque nous ne le méritons pas. La grâce nous libère également lorsque nous l’offrons aux autres : garder rancune est difficile et nous rend malheureux. Le pardon de Dieu, ou la grâce, est sans limite… quoi qu’il arrive ! Dieu est plus généreux que nous ne pouvons l’imaginer lorsqu’il nous pardonne, et il souhaite que nous soyons généreux en pardonnant aux autres. 

Dans la parabole d’aujourd’hui, Jésus a dit que, puisque Dieu nous pardonne, nous devons pardonner aux autres — non pas seulement sept fois, mais 77 fois. En grec, 70 et sept étaient des nombres parfaits, et cette parabole signifie que nous devons pardonner « sans compter ».  

Invitez les enfants à se rassembler autour d’une table. Versez des cure-dents (environ 77) ou d’autres petits objets sur la table. Commencez à compter, puis montrez-vous frustré et abandonnez. Demandez si quelqu’un peut deviner combien il y a de cure-dents. Expliquez-leur que les cure-dents représentent le nombre de fois où nous devons pardonner aux autres. Rappelez-leur que Jésus voulait dire que nous devrions pardonner « sans compter ». Demandez aux enfants de disposer les cure-dents en forme de cœur. Jésus nous a promis que Dieu nous pardonne également à chacun lorsque nous pardonnons à notre frère ou à notre sœur « de tout notre cœur ». 

Remarque :le pardon est une notion complexe. Pardonner ne signifie pas se mettre à nouveau en situation d’être blessé. À bien des égards, pardonner consiste à se libérer de la souffrance et de la colère. La décision de laisser à nouveau entrer dans notre vie la personne qui nous a fait du mal constitue une autre étape. Le pardon est un pas vers la réconciliation. 

Envoyer

Lisez ensemble et apprenez par cœur le texte suivant. Aidez les plus jeunes à comprendre tous les mots et inventez des gestes (ou recherchez des gestes de langue des signes sur Internet) pour les aider à mémoriser les mots. 

La grâce de Dieu(faire un geste représentant la crosse de berger avec le bras droit pour symboliser « Dieu »),révélée(lever la main gauche et pointer la paume gauche avec l’index droit)en Jésus-Christ(toucher chaque paume avec le majeur de la main opposée),est généreuse et inconditionnelle(toucher le cœur avec la main droite, puis faire rouler les mains vers l’avant). 

Encouragez chaque enfant à partager ce message avec au moins deux autres personnes aujourd’hui ! 

Bénis

Chantez « Seigneur, je veux être chrétien » (2e couplet… plus aimant, 3e couplet… plus indulgent, 4e couplet… à l’image de Jésus).  

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